Internal, imaginary and ontological exile in Peter Urpeth’s Far Inland (2006) - Université de Bretagne Occidentale Access content directly
Journal Articles Etudes écossaises Year : 2010

Internal, imaginary and ontological exile in Peter Urpeth’s Far Inland (2006)

Figures de l’exil interne, imaginaire et ontologique dans Far Inland (2006) de Peter Urpeth

Abstract

The paper proposes to examine how Peter Urpeth, in his first published novel Far Inland (2006), attempted to re-write the traditional dichotomies between island and city, magic and reality, origin and exile. Central to the issues of exile and return, the notions of change, solitude (whether it is voluntary or not) and solipsism will be explored through the analysis of a novel set in Lewis that focuses on the figure of the wanderer. The latter’s homecoming is the occasion for Urpeth to explore the place of origin through space, time and spirituality. By resorting to an imposing array of symbols inspired from Inuit shamanism, Urpeth suggests the possibility of a return to an original, pre-Christian and re-enchanted Scotland. While considering how this new (?) proposal for an alternative collective identity is grounded in the paradoxical notion of ontological exile, the paper offers to inscribe the novel within the desire, shown by many contemporary Scottish artists, to “re-imagine” Scotland and provide it with new surfaces of inscription and existential territories.
À travers l’étude du roman Far Inland (2006) de Peter Urpeth, cet article se propose d’examiner les modalités de réécriture de l’éternelle polarité entre île et ville, magie et réel, origine et exil. L’étude du roman permettra d’aborder les questions de rupture, d’errance, de solitude (subie et choisie) et de solipsisme soulevées lors du colloque. Ainsi Far Inland, roman insulaire, vient déterritorialiser les notions d’exil et de retour, faisant de la rencontre entre l’être et l’espace clos de l’origine le lieu d’une exploration non seulement géographique et temporelle, mais aussi et surtout spirituelle. L’auteur renonce aux modèles pour amorcer en rêve le retour vers une autre Écosse, pré-chrétienne et ré-enchantée. Cette dernière peut constituer une nouvelle proposition identitaire fondée sur le chamanisme inuit et une certaine forme, complexe, de nomadisme ontologique. Cette proposition, dont on tentera d’évaluer la validité, sera mise en perspective avec le processus de réinvention de l’Écosse largement initié en littérature écossaise contemporaine à travers la recherche de nouvelles surfaces d’inscription et de nouveaux territoires existentiels.
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Dates and versions

hal-01114796 , version 1 (10-02-2015)

Identifiers

  • HAL Id : hal-01114796 , version 1

Cite

Camille Manfredi. Internal, imaginary and ontological exile in Peter Urpeth’s Far Inland (2006). Etudes écossaises, 2010, Exil et retour, 13, pp.169-176. ⟨hal-01114796⟩
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