Skip to Main content Skip to Navigation
Journal articles

Plasticité mémorielle et identité supranationale dans les romans d'Earl Lovelace

Résumé : Pour saisir la société antillaise actuelle il faut saisir les traces du passé anté-colonial et les conjuguer aux empreintes hélas tenaces de l’esclavage et de la colonisation. Dans le contexte de l’esclavage, les peuples ont été arrachés à leur continent et à leur organisation sociétale, cultuelle et culturelle, dans le souci de créer un être dépourvu de traces mémorielles, à la limite de l’humanité. Pourtant, l’esclave est empreint de multiples traces. Dans l’oeuvre d’Earl Lovelace, écrivain contemporain trinidadien, les protagonistes retracent la présence de l’Afrique en terre caribéenne. La réhabilitation de la trace africaine, thème récurrent dans l’oeuvre lovelacienne, se heurte néanmoins au concept d’une nation plurielle. En effet, considérer l’Afrique comme l’unique trace ontologique fait courir le risque d’un nationalisme exacerbé et excluant. Cet article propose de démontrer que, dans la fiction d’Earl Lovelace, la trace, bien qu’expression de filiation, peut contourner l’exclusivité et se faire ouverture.
Document type :
Journal articles
Complete list of metadatas

Cited literature [12 references]  Display  Hide  Download

https://hal.univ-brest.fr/hal-01096454
Contributor : Bleuenn Bourhis <>
Submitted on : Wednesday, February 18, 2015 - 11:24:45 AM
Last modification on : Thursday, March 14, 2019 - 3:16:42 PM
Long-term archiving on: : Wednesday, June 3, 2015 - 11:50:27 AM

File

2c_Ceima9_LeVourch.pdf
Explicit agreement for this submission

Identifiers

  • HAL Id : hal-01096454, version 1

Citation

Noémie Le Vourc 'H. Plasticité mémorielle et identité supranationale dans les romans d'Earl Lovelace. Les Cahiers du CEIMA, Centre d'études interdisciplinaires du monde anglophone (Université de Brest), 2013, Trace humain, 9, pp.117-130. ⟨hal-01096454⟩

Share

Metrics

Record views

229

Files downloads

150