Préservation d’une image positive de soi dans un cadre de vie « à risque »

Résumé : Selon la théorie de l’identité sociale (Tajfel, 1972), l’individu cherche à conserver une image positive de lui-même. Les lieux auxquels il est attaché participant à la construction de cette identité (Proshansky et al., 1983 ; Twigger-Ross & Uzzell, 1996), l’individu cherchera, par extension, à en conserver une image positive et stable. Notre étude s’intéresse à la manière dont des individus résidant sur une commune littorale dite « à risque » d’érosion/submersion et attachés à leur cadre de vie se représentent ce risque et la manière dont cette représentation influence leur perception du risque côtier. Un individu attaché à un lieu qu’il considère comme « à risque » mettra en place des stratégies afin de préserver une image positive de ce lieu et de lui-même. Parmi celles-ci, cet article démontre que les individus qui considèrent un espace auquel ils sont attachés comme « à risque » atténuent l’impact probable du danger sur cet espace. De cette façon, ils concilient la possibilité événementielle d’un phénomène négatif sur un espace auquel ils s’identifient et l’image positive qu’ils ont de cet espace et, par extension, d’eux-mêmes.
Document type :
Journal articles
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https://hal.univ-brest.fr/hal-02024037
Contributor : Elisabeth Guillou <>
Submitted on : Monday, February 18, 2019 - 7:12:12 PM
Last modification on : Saturday, May 4, 2019 - 4:44:02 PM

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Citation

N. Krien, Elisabeth Guillou. Préservation d’une image positive de soi dans un cadre de vie « à risque ». Pratiques Psychologiques, Elsevier Masson, 2018, 24 (1), pp.49-63. ⟨10.1016/j.prps.2017.03.005⟩. ⟨hal-02024037⟩

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