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Conference papers

Du paradoxe de la postérité du théâtre de Jean-Pierre Calloc’h à une clé de lecture d’Ar en deulin

Nelly Blanchard 1
1 CRBC Brest - Centre de recherche bretonne et celtique
UBO - Université de Brest, IBSHS - Institut Brestois des Sciences de l'Homme et de la Société, CRBC - Centre de recherche bretonne et celtique
Résumé : Une convergence d’éléments a depuis longtemps solidifié la réception que l’on a de l’auteur Jean-Pierre Calloc’h. Plusieurs types de reconnaissance ont contribué à sa consécration : précisément mais non exhaustivement, l’on peut énumérer la préface de son recueil de poésie par le très célèbre auteur et académicien René Bazin qui tend ainsi à en faire un pair ; la critique de ce même recueil par l’abbé Batany en 1926 qui va jusqu’à y voir « de quoi immortaliser un écrivain » ; la qualification audacieuse de Calloc’h d’un « Homère breton de la littérature celte » dans La Bretagne à Paris en 1949 ; l’hommage rendu à l’auteur au travers de la création de « Journées Calloc’h » en Bretagne dans les années 50, comportant entre autres des émissions de radio sur le Poste National, présentée par le secrétaire d’État à la présidence du Conseil et de l’Information, M. Marcellin, et sur Radio-Rennes par Pierre-Jakez Hélias ; la notoriété et les hautes fonctions des membres du comité d’honneur de l’érection d’un monument à l’Île de Groix à la mémoire de Calloc’h en 1967 ; la place particulière de l’écrivain dans le paysage littéraire par le choix de son nom pour porter des prix littéraires. Toutes ces marques de légitimité invitent fortement à mener une étude de sa production littéraire. La création d’un prix « Jean-Pierre Calloc’h » du théâtre de langue bretonne par le Bleun-Brug en 1921-1922 fournit l’occasion de se pencher sur un aspect qui semble méconnu de son œuvre : le théâtre. Calloc’h n’aurait-il pas été seulement un poète, mais aussi un dramaturge ? De manière assez surprenante, alors que le nom de Calloc’h fut choisi pour récompenser (500 francs) et honorer le meilleur de la production dramatique en langue bretonne, l’auteur n’a écrit que trois pièces de théâtre, de faible volume, aucune n’a été publiée de son vivant et aucune ne l’a été à titre posthume avant la création de ce prix. La question du théâtre de Calloc’h se déplace ainsi à celle du paradoxe entre l’œuvre dramatique méconnue et peu fournie, et la postérité assurée de l’auteur. En quoi consiste la production dramatique de cet auteur ? Quelles valeurs contient-elle qui permettraient de relire sa production globale et comprendre la réception de l’auteur au-delà de son théâtre ?
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https://hal.univ-brest.fr/hal-02502269
Contributor : Véronique Le Gall <>
Submitted on : Monday, March 9, 2020 - 10:07:35 AM
Last modification on : Tuesday, March 10, 2020 - 1:37:49 AM

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  • HAL Id : hal-02502269, version 1

Citation

Nelly Blanchard. Du paradoxe de la postérité du théâtre de Jean-Pierre Calloc’h à une clé de lecture d’Ar en deulin. Actes du colloque, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Brest, Oct 2017, Sainte-Anne-d’Auray, France. pp.113-128. ⟨hal-02502269⟩

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