Zur Organisation der lutherischen Lateinschule als Träger von Kantorei und Schulchor

Jean-Luc Le Cam 1
1 CRBC Brest - Centre de recherche bretonne et celtique
UBO - Université de Brest, IBSHS - Institut Brestois des Sciences de l'Homme et de la Société
Résumé : À la suite de la Réforme, les institutions ecclésiastiques porteuses de la musique chorale religieuse au Moyen Âge ont été détruites ou employées à d‘autres fins et la charge de la musique liturgique a été transférée aux écoles latines urbaines. Désormais, l‘école et le chant liturgique étaient intimement associés dans leur fonctionnement. Cette contribution cherche à montrer à partir de l’exemple du système scolaire du Brunswick en Basse-Saxe comment cela ce déroulait concrètement et quelle conséquence cet état de fait avait pour les deux côtés. Chaque institution profitait en effet l’une de l‘autre mais devait aussi se soumettre à ses contraintes. La première partie rappelle dans quelle mesure la Réforme a constitué un tournant essentiel pour l’histoire du chant d’église en Allemagne et pose les éléments essentiels du nouveau cadre institutionnel. Puis il est fait une analyse de la nature des fonctions du Cantor à travers les textes normatifs et les rapports d’inspection scolaire. Ce faisant, il apparaît qu’il existe grande variété de situations et de personnels affectés à ces tâches, qui dépendent essentiellement de l’importance de la ville. L’article essaie d’en dresser une typologie en trois catégories : le musicien professionnel qui passe toute sa carrière dans un poste permettant d’exercer des fonctions musicales supérieures au profit d’une institution prestigieuse (grandes églises urbaines, université, résidence princière), ce qui lui vaut des rémunérations casuelles plus ou moins importantes ; le candidat en théologie en transit dans une école de moindre importance en attendant une place de pasteur ; l’enseignant qui restera en grande partie sinon toute sa vie à l’école et pour qui le cantorat constitue une étape de la carrière. Enfin, le texte analyse les interactions entre les deux institutions, scolaire et ecclésiastique, ainsi que les retombées, positives comme négatives, de la participation de l’école au service d’église et les tensions qui peuvent en résulter. La tendance à la spécialisation et à la professionnalisation de chaque côté aboutit finalement à une organisation plus fortement séparée des deux activités, le chant d’église étant laissé soit à des spécialistes de la musique figurée, soit à un prolétariat d’élèves pauvres (la Kurrende) qui gagnent ainsi leur subsistance tandis que les élèves assidus aux études sont désormais sauf exception dispensés de ce pensum. En annexe est publiée une description très précise des activités des maîtres et des élèves de l’école latine de Helmstedt au profit du chœur et de l’église, consignée par le recteur de l’école à la fin du XVIIe siècle
Type de document :
Chapitre d'ouvrage
Franciska Seil, Erik Dremmel. Der lutherische Choral in der Musik-, Sozial- und Bildungsgeschichte, ortus-Musikverlag, pp.41-71, 2015
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Contributeur : Véronique Le Gall <>
Soumis le : mardi 30 juin 2015 - 14:48:46
Dernière modification le : jeudi 21 décembre 2017 - 11:12:02

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  • HAL Id : hal-01169915, version 1

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Jean-Luc Le Cam. Zur Organisation der lutherischen Lateinschule als Träger von Kantorei und Schulchor. Franciska Seil, Erik Dremmel. Der lutherische Choral in der Musik-, Sozial- und Bildungsgeschichte, ortus-Musikverlag, pp.41-71, 2015. 〈hal-01169915〉

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